J’ai testé l’alestrem

Juillet 2024 J’AI TESTÉ L’ALESTREM Alors, je l’ai testée, oui et non…  Cette course de hard enduro se déroule chaque année dans le secteur d’Alès. Cette année j’avais la chance d’y participer, indirectement, car un ami pilote avait décidé de se lancer ce défi pour ses 50 ans. Il m’a donc demandé de l’accompagner sur le 2ème jour, jour de la course à proprement parler. Nous sommes donc le dimanche 29 janvier 2023. Il est 5h30 lorsque mon réveil sonne… C’est tôt pour un dimanche… mais c’est aussi pour la bonne cause. Nous avons rendez-vous à 6h pour finir de charger le camion et prendre la direction du pôle mécanique d’Alès. Les motos sont déjà sur place, car la veille le prologue a déjà eu lieu et les motos ont été stockées dans le parc fermé pour la nuit. Arrivés sur place, malgré le froid, nous rentrons la moto dans le camion et assistons au briefing de 8h avant de partir vers le parking de l’assistance à 20 minutes de là… Enfin… 2 minutes sur le papier, car en réalité il nous a fallut plus d’une heure et demi pour le rejoindre, la longue caravane des camions de l’assistance ayant du mal à avancer sur la dernière piste de 2 ou 3 kilomètres avant le parking. Certains pilotes, ayant peur de louper le départ, n’hésitant pas à décharger sur la piste pour aller rejoindre le départ directement en moto, laissant leurs assistances rejoindre les parkings sans eux. Enfin, vers 10h, nous arrivons à nous garer. A priori, nous sommes au bout du parking, à 1500m du départ.Les deux pilotes que nous assistons s’équipent et rejoignent le départ. Le premier devant partir à 11h10 et le second à 11h28. Le temps de tout installer, nous prenons le chemin vers ce début de course et nous pourrons assister aux premiers mètres de deuxième pilote. Partant par groupe de 10, toutes les 2 minutes, ils mettent un genou à terre, à une quinzaine de mètre des machines, pour partir en courant au moment où les drapeaux se baissent, comme sur un départ des 24h du Mans. A partir de là, une longue attente va commencer… Nous ne le savons pas encore, mais notre pilote, parti pour faire au moins 1 des 2 tours de la course, va mettre du temps pour rallier l’assistance. L’Alestrem, c’est en fait 3 tours de 50 kilomètres, de hard enduro à travers les Cévennes. Les pilotes sont divisées en 3 catégories : les deux premières, les bleus et les rouges, ont jusqu’à 18h maximum pour boucler les 2 tours qu’ils sont autorisés à faire. Au deuxième tour le parcours s’intensifie avec des variantes plus compliquées à passer que lors du premier tour. La troisième catégorie, la catégorie noire, est celle qui rassemble les top pilotes, ceux qui participent aux championnats de France et d’Europe. Eux, aurons un troisième tour à faire avec des variantes à franchir encore plus compliquées que lors des premiers tours. David, notre pilote, que je ne vous ai pas encore présenté, s’est fixé comme objectif de finir le premier tour et d’aller le plus loin possible dans le deuxième, dans le temps imparti. D’un naturel plutôt endurant et physique, il est pilote d’enduro depuis des années, mais aussi guide. Nous sommes donc revenus au camion pour tout installer pour son passage, en tablant sur une arrivée pour son premier tour vers 14h30 ou 15h… Il n’en sera rien… Le parcours est très physique, très compliqué, et nombreux sont les passages dans lesquels des bouchons se forment, tant il y a de concurrents : environ 500 !! Nous voyons l’heure tourner… encore et encore… Pas de David… Nous estimons son passage grâce à au site motott, mais il n’arrive toujours pas… Nous pensons malgré tout que tout va bien pour lui, car nous le voyons malgré tout passer tous les CP au fur et à mesure. Nous le verrons enfin arriver vers 16h30, bien fatigué mais avec un sacré sourire… Prêt à en découdre avec la fin du passage… Il lui reste alors encore 12 kilomètres sur les 50 initiaux. Sans s’arrêter plus longtemps il décide alors de repartir à l’assaut des ces derniers mètres pour boucler son premier tour. Ca va être juste, mais il y parviendra peu avant 18h, poussant même jusqu’à aller jusqu’au CP1 du tour 2 avant de voir la course neutralisée. Vers 18h30, il nous rejoint enfin au camion. Et nous découvrons un coureur bien fatigué mais heureux d’avoir réussi son défi. Son enthousiasme allant même jusqu’à nous transporter. Ses premières impressions confirment tout de même que ce n’est pas là une petite course, mais bien une course d’Hard Enduro en majuscule. Ils ont franchi des passages très compliqués, et un bon entrainement est nécessaire pour pouvoir participer à cette course. J’attends maintenant de revoir David pour recueillir ses impressions à froid, et je ne manquerai pas de vous les transmettre.. A bientôt donc, pour la suite de l’émission.

« Enigm’à Moto » 2023

2023 Balade à Enigmes « Enigm’à Moto » Enigm’à Moto est une balade à énigmes annuelles proposée par notre partenaire Evasion Moto. En 2023, cette balade a amené les participants à travers l’Hérault et le Gard à la découverte de lieux connus ou inconnus comme la chapelle de Saint Julien de Montredon située près de Sommières, le village de Sérignac, la Bambouseraie d’Anduze ou encore la Chapelle de Notre Dame d’Alleyrac au pied de l’Hortus. A travers les énigmes, ls participants ont pu jouer à découvrir le road concocté par les organisateurs. De nombreux rires, de l’espièglerie, de la bonne humeur ont accompagné tout le monde pendant toute cette journée. Evasion Moto vous donne rendez-vous en 2024 pour fêter la dixième édition d’Enigm’à Moto. https://www.youtube.com/watch?v=J71AVm9YP2Y

Pentecôte 2024 en enduro

Mai 2024 Week-end Pentecôte 2024 Pour ces trois jours de Pentecôte, j’ai eu le plaisir de co-accueillir avec Rando’venture un groupe d’une trentaine d’enduristes Belges, Flamands, et Allemands. Avec toute l’équipe de guides (David, Jean-François, Hervé et Guillaume), nous les avons emmenés à la découverte de la belle région montpelliéraine sur des chemins qu’ils n’oublierons sûrement jamais. Si vous voulez vous aussi profitez de ce genre de sorties, n’hésitez pas à nous contacter.

Raid « AVENTURES EN TERRE LOZERIENNE »

Juillet 2024 Aventures en Terre Lozérienne Juillet 2024 : première édition du séjour « Aventures en Terre Lozérienne » Ces trois jours passés en Maxi Trail dans les chemins de Lozère ont amenés Jean et François à la découverte d’un territoire riche en paysages, lieux, et rencontres. A travers le Causse des Cévennes, la Margeride, et l’Aubrac, nous avons pu partager des moments exceptionnels, l’amitié liant Jean et François n’ayant d’égal que les multiples fous rires qui ont égayés ces trois belles journées. Si vous avez envie vous aussi de vivre ces belles aventures, n’hésitez pas à nous contacter.

Rando trail « les 3 chateaux » – janvier 2024

Janvier 2024 RANDO TRAIL LES TROIS CHÂTEAUX Le rendez-vous pour cette nouvelle rando trail « Les Trois Châteaux » était donné à 8h30 pour un café/briefing. A mon arrivée, Jean et Guillaume étaient déjà présents et en train de faire connaissance. Café bu, nous nous sommes ensuite mis en route pour rejoindre les premiers chemins pour arriver à la première petite difficulté du jour : une descente avec de beaux cailloux… Mais quelle joie de pouvoir retrouver en bas de cette petite descente le pont des Cammaous, en plein soleil, théâtre d’une pause bien méritée. Sur la suite du parcours nous avons pu rouler tranquillement pour rejoindre le château de La Planque puis la chapelle de Pise. Guillaume et Jean en prenaient plein les yeux. Il est vrai que notre belle région offre des trésors bien cachés. Mais il est déjà temps de rejoindre le lieu du pique nique… l’heure du repas approchant, nous avons rejoins le château de Thornac. Le pique-nique avalé en plein soleil et sous une température printanière (quelle chance pour un mois de janvier), j’ai pris la route pour aller rouler dans un petit chemin situé dans un sous bois très agréable. Quelques kilomètres plus tard nous sommes allés découvrir une petite source située non loin du château de Fressac. Puis ce fût au tour de Pompignan de nous accueillir après être passé à côté d’un magnifique menhir. De là, il n’y avait qu’un pas à faire pour remonter sur l’Hortus, découvrir son oppidum, puis redescendre dans la vallée pour finir à prendre un petit apéro bien sympathique à la fromagerie des Matelles portant le nom de « l’atelier de Mag » désormais lieu d’arrivée de deux des randonnées que nous proposons sur le site. Retrouvez les autres photos et la vidéo dans la section portfolio. https://www.youtube.com/watch?v=_VQlhRd99FQ

RANDO TRAIL TRIUMPH « PONT DU GARD » – Mars 2024

Mars 2024 RANDO TRAIL TRIUMPH « PONT DU GARD » Samedi 9 Mars 2024… Date à laquelle nous avions prévu cette belle sortie avec Triumph Nîmes et Triumph Avignon. Quelques jours avant, nous décidons avec leur accord de reporter cette randonnée d’une semaine car les prévisions météo ne sont pas au meilleur… Bien nous en a pris, le 9 mars, un véritable déluge s’est abattu dans le Gard. C’est donc le samedi 16 mars que nous avions rendez-vous à 9h à la concession de Nîmes pour l’accueil du groupe. La météo était cette fois ci plus que clémente avec un grand soleil annoncé et des températures entre 22 et 25 au plus chaud de la journée. Après avoir accueilli tout le groupe, fait les pressions des pneus, bu un café et fait le briefing, nous avons pris le départ. La matinée fut consacrée à la traversée de la garrigue tout autour du Pont du Gard. Un petit pique fut pris dos au chaud soleil de la journée sur les rives du Gardon avant de repartir vers le nord, toujours dans la garrigue, mais un peu plus ombragée cette fois pour enfin arriver à Collias pour rejoindre finalement notre point de départ la concession Triumph Nîmes qui nous attendait avec une petite collation.

Rando Trail & MaxiTrail « Dolmens et Salagou »

Janvier 2025 Une Randonnée trail et maxitrail à travers les beautés héraultaises Dimanche 12 janvier, 7h du matin… Il est l’heure de se lever… Bon, certains diront que c’est tôt pour un dimanche, mais ce matin, j’ai rendez-vous avec un bon groupe de Trails et MaxiTrails pour leur faire découvrir la région lors de la randonnée « Dolmens et Salagou ». En effet, j’ai rendez-vous avec eux à Saint Gély du Fesc, à 8h30 pour le café briefing. Sur la route pour rejoindre le lieu de départ, je me dis qu’il faut vraiment être passionné pour partir rouler avec ce froid… -6.5° au minimum sur la liaison qui m’emmène sur le point de ralliement ! J’ai à peine 20 minutes de route pour le rejoindre, et je ne suis pas le plus loin… Je pense à Gilles qui en a pour au moins 1h de route pour venir de chez lui !! Ce ne sera cependant pas lui qui viendra du plus loin ce jour-là puisque Jérôme arrive de Marvejols pour passer la journée avec nous. Bon, on lui pardonnera le fait de ne pas être venu en moto directement. Outre le fait que la route aurait été longue et froide, sa moto est équipée en pneus BIB… et on sait que ce n’est pas vraiment compatible avec d’aussi longues liaisons !! Allez va… Il est l’heure d’enfourcher nos motos pour partir à la découverte de ce beau parcours. Jean, Gilles, PhilippeS (oui il y en a deux, donc on met un « S » ), Laurent, Vincent et Jérôme emboitent ma roue. Direction un premier arrêt surprenant : le Chêne de Védas. Ce chêne, mesurant 3,50 mètres de circonférence et s’élevant à 15 mètres de hauteur, aurait environ 400 ans. Selon la légende, ce majestueux chêne blanc, dont la frondaison s’étend sur près de 16 mètres, aurait germé en 812, le jour de la mort de Saint-Guillaume (également connu sous le nom de Guillaume d’Orange), un illustre guerrier franc ayant fini ses jours au monastère de Saint-Guilhem-le-Désert. Toutefois, les experts estiment que son âge réel avoisine plutôt les 400 ans, ce qui reste impressionnant ! Mais il est déjà temps de repartir pour aller à la rencontre du Dolmen de Gallardet situé près du Pouget. Le dolmen a été construit au sommet d’une colline qui surplombe la vallée de l’Hérault. Il se compose d’un vaste tumulus de 25 mètres de diamètre, abritant une allée longue de 12 mètres qui mène à la chambre funéraire. Cette dernière, avec ses 12 mètres de longueur et 4 mètres de largeur, figure parmi les plus grandes du sud de la France. Elle est couverte par trois grandes dalles formant le toit. Les parois de la chambre sont formées de murs constitués de pierres plates soigneusement empilées, évoquant une pile d’assiettes. L’entrée de la chambre, taillée dans une dalle, adopte une forme rappelant une porte de four. L’ensemble mesure 2 mètres de haut pour 1 mètre de large. Je peux vous dire que c’est l’endroit idéal pour se boire un petit café  Voilà que l’heure de rejoindre l’étape suivante sonne : la Manufacture Royale de Villeneuvette Cette manufacture, spécialisée dans la production de draps puis d’uniformes militaires, a été fondée en 1673 et a obtenu le statut de manufacture royale en 1677. Depuis 2014, ses anciens bâtiments sont inscrits au titre des monuments historiques. Elle se situe sur le territoire de la commune de Villeneuvette, à proximité de Clermont-l’Hérault, dans le département de l’Hérault. Mais j’entends les estomacs de mes convives crier famine… Qu’à cela ne tienne, je les embarque direction le lac du Salagou que nous allons pouvoir admirer percé sur un des sommets qui le borde. Le lac du Salagou est une retenue formée par le barrage éponyme, situé au cœur du département de l’Hérault, sur la rivière Salagou, un affluent de la Lergue qui se jette dans l’Hérault. Sa profondeur atteint environ 50 mètres. Le sous-sol du lac est constitué d’une roche rouge appelée « ruffe », une argilite composée de sédiments argileux et d’oxydes de fer. Ces roches sédimentaires remontent au Permien, une période datant de -298 à -252 millions d’années. A la fin du repas, un nouveau café et nous voilà repartis, en empruntant une piste qui borde ce lac pour rejoindre le Prieuré Saint Michel de Grandmont hélas fermé en hiver. Nous ne pourrons pas aller le visiter et découvrir ses richesses et son parc qui abrite biches et dolmens et dont le plus célèbre est le dolmen de Coste Rouge. Nous repartons alors à travers les chemins en direction de l’est, et nous passons près des vestiges du Castellas de Montpeyroux. Perché sur le flanc d’une colline verdoyante, il domine depuis des siècles le charmant village de Montpeyroux niché à ses pieds. Son imposante enceinte, remarquablement bien conservée, déploie de longues murailles aux teintes dorées qui s’illuminent sous les rayons du soleil. Ce joyau du passé offre également un panorama spectaculaire sur la vallée de l’Hérault. Nous prenons alors la direction de l’église de Saint Sylvestre, une église romane mentionnée dans le cartulaire de l’abbaye d’Aniane dès les premières années du XIIe siècle, non sans passer à côté du Pont du Diable qui marque la fin des belles gorges de l’Hérault. C’est vers 18h30 que nous rallierons le point d’arrivée après avoir traversé le magnifique village de Viols le Fort, en faisant la constatation que nous avons tous vécu une journée merveilleuse, tant grâce à une météo avec des températures finalement très clémentes, que grâce à un groupe soudé et bienveillant, que j’aurais plaisir à retrouver sûrement sur d’autres balades. A bientôt et merci à tous pour cette belle aventure.

RANDO TRAIL TRIUMPH « LES BERGES DU GARDON » Mars 2025

Mars 2025 RANDO TRAIL TRIUMPH « LES BERGES DU GARDON » Le 29 mars 2025, à l’occasion des journées Triumph Ride, les concessions Triumph Avignon et Triumph Nîmes ont proposé à leurs clients une expérience unique : une randonnée offroad spécialement conçue pour les passionnés de Scrambler, Trail et Maxi Trail. Cet événement exceptionnel a permis aux participants de s’élancer sur le tout nouveau circuit « Les Berges du Gardon », un tracé inédit mêlant pistes roulantes, chemins techniques et passages immersifs en pleine nature. Entre paysages spectaculaires, défis tout-terrain et ambiance conviviale, cette journée fut riche en émotions et en surprises. Que vous soyez amateur d’aventure ou pilote aguerri, les journées Triumph Ride sont les occasions rêvées de repousser vos limites tout en partageant votre passion avec une communauté de motards enthousiastes.  Premiers tours de roue sur les sentiers de la garrigue La journée a commencé comme toute bonne aventure : par un café fumant et un briefing détaillé. Autour de nous, l’excitation montait, mêlée à une légère appréhension pour ceux qui découvraient l’univers de l’offroad. Après quelques échanges et réglages de dernière minute, il était temps d’enfourcher nos machines et de partir à la conquête du circuit. Notre première étape nous menait à travers une zone typiquement méditerranéenne, un paysage de garrigue sauvage aux senteurs de thym et de romarin. Pour les débutants, c’était le moment idéal pour apprivoiser les premières sensations de la conduite tout-terrain. Les motos s’élançaient sur un sol sec et pierreux, offrant un terrain prévisible où chacun pouvait ajuster sa posture, affiner son équilibre et prendre confiance au fil des kilomètres. Cette partie du circuit ne réservait pas de pièges majeurs, si ce n’est quelques petites erreurs de trajectoire rapidement corrigées. Ici, pas de précipitation, juste le plaisir de rouler, de ressentir l’adhérence du sol sous les crampons, et d’ajuster son pilotage pour être prêt aux défis plus techniques à venir. Mais la nature avait laissé quelques souvenirs des dernières intempéries… Sur certaines portions, des flaques de boue imprévues venaient pimenter l’exercice. Certains pilotes tentaient de les éviter avec adresse, tandis que d’autres, plus joueurs, s’y engageaient avec enthousiasme, projetant de larges éclaboussures sur leur passage. Un baptême tout-terrain digne de ce nom ! Ce premier tronçon avait parfaitement rempli son rôle : mettre tout le monde en confiance avant d’attaquer des portions plus exigeantes. L’aventure ne faisait que commencer, et déjà, les sourires en disaient long sur le plaisir partagé. Une après-midi pleine de surprises sur les berges du Gardon Le temps file toujours trop vite lorsqu’on est sur la moto… Voilà déjà 13h passées, et nos estomacs commencent sérieusement à se manifester. Heureusement, nous arrivons juste à temps sur les berges du Gardon pour une pause bien méritée. Assis en cercle, les casques posés non loin, nous partageons un pique-nique tiré du sac, profitant du paysage et du moment. Les discussions s’animent rapidement : chacun y va de son ressenti sur la première partie du circuit, échangeant anecdotes et impressions sur les premiers défis rencontrés. Un petit café plus tard, il est temps de reprendre les motos et d’attaquer la seconde partie du parcours, annoncée comme la plus technique… et la plus surprenante. Des pistes boueuses et les premières chutes La piste longeant le Gardon s’étire sous nos roues, et très vite, les choses se compliquent : de longues portions boueuses apparaissent, rendant la progression bien plus délicate. Nous avions prévenu les participants, mais malgré tout, la première chute ne tarde pas à arriver. La boue, traitresse et collante, joue avec l’adhérence des pneus et met les nerfs de certains à rude épreuve. Pas facile de garder l’équilibre quand on découvre ce type de terrain pour la première fois ! Tant bien que mal, le groupe avance, trouvant petit à petit son rythme, jusqu’à une nouvelle surprise : une petite cuvette à franchir. Rien d’inhabituel en soi… sauf que lors des dernières reconnaissances, ce passage était parfaitement sec. Cette fois-ci, un ruisseau s’est invité sur le tracé, obligeant chacun à mettre à l’épreuve sa technique de franchissement. Une expérience de plus à cocher ! Une entorse et une moto capricieuse Malheureusement, la suite ne se passe pas sans encombre… Dans un virage boueux, Juliette perd l’équilibre et chute à très basse vitesse. Rien de dramatique en apparence, mais en se relevant, elle grimace : sa cheville a pris un mauvais coup. Après quelques minutes d’observation, la douleur persistante l’oblige à abandonner l’aventure pour rentrer se faire examiner. Verdict final ? Une entorse, heureusement sans gravité. Le reste du groupe poursuit sa route, retrouvant des pistes plus praticables, pensant enfin être sortis d’affaire. Mais la malchance n’avait pas dit son dernier mot… Une petite branche vient se glisser dans la chaîne d’une moto, la faisant dérailler. Un arrêt s’impose pour démonter la roue et la remettre en place, mais une fois l’opération effectuée, nous découvrons que la chaîne s’est aussi emmêlée au niveau du pignon de sortie de boîte. Décidément, rien ne nous sera épargné aujourd’hui ! Alors que nous sommes en pleine réparation, l’un de nous lâche la phrase fatidique : « Bon là, ça y est, on aura tout eu, plus rien ne pourra arriver. » Et c’est exactement à cet instant qu’un arbre s’effondre, à quinze mètres de nous à peine ! Un coup d’œil entre nous, un éclat de rire nerveux… Je crois qu’il est grand temps de rentrer ! Un retour bien mérité à la concession C’est finalement vers 17h30 que nous atteignons la concession Triumph Nîmes, fatigués mais ravis. Nicolas et son équipe nous y attendent avec une petite collation, parfaite pour conclure cette journée mémorable. Les discussions reprennent autour d’un verre, chacun refaisant le film des moments marquants : la boue, les chutes, la rivière improvisée… et bien sûr, l’arbre tombé du ciel ! Une chose est sûre, cette randonnée offroad aura marqué les esprits, et on en reparlera longtemps autour d’un café ou sur les prochains tracés !